Divers - 1er janvier 2015

fr - Where do we find our security ?

It is not easy to be a true Christian. Whatever personal allegiance we have to the Christian creed do we not put our security in the hands of banks and bombs, the idols of money, power and multinationals, and the power of violence which demands blood sacrifices ? We so often search for our security there rather than in the all encompassing love of God. Let us be honest.
`Do not be afraid’ is a constant mantra throughout the Scriptures. There are many situations when we may well need to admit our fear, but non-violence can well up in the midst of our poverty from the depths of our being if we are truly linked to the Spirit. We will need the force of truth, we will need to free ourselves from the illusion that violence is effective – truly it gives birth to more violence, it is non-violence which is the liberating force. We will also need to say goodbye to the sort of passivity that just obeys orders, or refuses to find creative alternatives to confronting injustice and untruth, that refuses to listen to the wisdom within. It is not a matter of morality, the good and the bad, it is about loving enemies, an effort to restore humanity to all parties in the dispute, and to engage in dialogue. It is easier said than done. And the Powers will do all they can to demonstrate that non-violence does not work.
But it does. It is trusting in God even if it means suffering, it uses `satyragraha’, truth force, it transforms relationships rather than seizing power. It is the way of Jesus, who did not call on the twelve legions of angels to protect himself in his hour of distress. `There is no other way to God in our time but through the enemy, for loving the enemy has become the key both to human survival and in the age of terror, to personal transformation. Either we find the God who causes the sun to rise on the evil and the good, or we may have no more sunrises’. (Walter Wink).
As the great practitioners of non-violence, Jean and Hildegard Goss- Mayer, point out, non-violence is another way of saying love. Love of enemies frees people from the violence within, but it will demand of us a capacity to suffer and a willingness to stand up against oppression, and an uncomfortable militancy. It is very hard but it is redemptive.

Sr Jessica r.a.


Où trouvons-nous notre sécurité ?

Il n’est pas facile d’être un véritable Chrétien. Quelle que soit notre appartenance personnelle à la foi chrétienne, ne mettons-nous pas notre sécurité entre les mains des banques et des bombes, des idoles de l’argent, du pouvoir et des multinationales, et dans le pouvoir de la violence qui demande des sacrifices sanglants ? Nous recherchons plus souvent notre sécurité là que dans l’amour plein de compassion de Dieu. Soyons honnêtes !

« N’ayez pas peur, est une « mantra » qui se répète à travers "Les Ecritures". Il y a beaucoup de situations dans lesquelles nous devons admettre notre peur, mais la non-violence peut bien surgir au milieu de notre pauvreté, du plus profond de notre être si nous sommes réellement liés à l’Esprit. Nous aurons besoin de la force de la vérité, nous aurons besoin de nous libérer de l’illusion que cette violence est efficace – en vérité elle donne naissance à plus de violence, c’est la non-violence qui est la force libératrice. Nous aurons aussi besoin de dire au revoir à cette sorte de passivité qui ne fait qu’obéir aux ordres ou refuse de trouver des alternatives créatrices pour confronter l’injustice et la non vérité, qui refuse d’écouter la sagesse qui est à l’intérieur. Ce n’est pas une question de moralité, de bien ou de mal, c’est d’amer ses ennemis, un effort pour restaurer l’humanité de tous ceux qui sont en conflit, et d’engager un dialogue. C’est plus facile à dire qu’à faire. Et les Puissances feront tout ce qu’elles pourront pour démontrer que la non-violence, cela ne marche pas.

Mais cela marche. C’est faire confiance à Dieu même si cela signifie de la souffrance, cela demande de la "satyragraha" (du sanskrit principe de la non-violence par la désobéissance civique), la force de la vérité, cela transforme les relations plutôt que de prendre le pouvoir. C’est la manière de faire de Jésus qui n’a pas appelé les douze légions d’anges pour le protéger dans son heure de détresse. Il n’y a pas d’autre chemin vers Dieu dans notre temps que de tenir compte de l’ennemi, car aimer son ennemi est devenu la clé à la fois pour la survie de l’humanité et dans cet âge de terreur pour la transformation personnelle. Ou nous trouvons le Dieu qui fait se lever le soleil sur le mal et le bien, ou nous n’aurons plus de levers de soleil. (Walter Wink)

Comme le font remarquer les grands praticiens de la non-violence, Jean et Hildegard Goss-Mayer, la non-violence est une autre manière de dire l’amour. L’amour des ennemis libère les gens de la violence intérieure, mais cela nous demandera la capacité de souffrir et une volonté de nous lever contre l’oppression et une militance inconfortable. C’est très difficile mais c’est rédempteur. 

Sr Jessica ra