Divers - 15 janvier 2016

fr - La COP21, et après ?

L’accord passé par 195 pays réunis à Paris en décembre 2015 marque la reconnaissance unanime par la communauté internationale que la lutte contre le changement climatique n’est pas une option facultative. Nous affirmons vouloir limiter la température à bien moins que 2° d’ici la fin du siècle. Mais sommes-nous prêts à affronter les changements immenses qui nous sont demandés pour atteindre cet objectif ? Il nous faut concevoir d’une façon nouvelle le rapport entre science et politique : la science n’est pas neutre ! Les résultats du consensus des experts sur le climat (le GIEC) nous indiquent les voies sans issue et des choix nécessaires pour ne pas cultiver des attitudes collectives suicidaires. La description de ce qui est – ou de ce qui va être – comporte une exigence prescriptive, vis-à-vis de ce que nous devons faire. Ne nous laissons pas prendre aux arguments fallacieux des climato-sceptiques, qui sont seulement l’expression d’intérêts économiques et financiers puissants.
Notre action contribue à transformer irréversiblement notre planète : mettons en œuvre des politiques à la hauteur des enjeux avant qu’il soit trop tard ! C’est ce que le Pape François rappelle avec insistance dans Laudato si’ : "nous possédons trop de moyens pour des fins rachitiques et limitées". Ensemble, croyants de toutes confessions, hommes et femmes de bonne volonté, mettons nos ressources spirituelles au service de la critique et de la transformation de nos modèles économiques et de nos modes de vie insoutenables, créons et dessinons des projets cohérents avec la transition écologique, qui seront des projets de vie.

Sr Cécile Renouard, ra
Janvier 2016