Formation - 7 février 2017

fr - COP22 à Marrakech : un passage à l’action réussi qui devra se traduire par une accélération d’ici 2018


Voici ci-dessous un résumé d’un document de synthèse de la COP 22 (la conférence internationale sur le climat qui a eu lieu à Marrakech en novembre 2016), écrit par de jeunes économistes français. Il a été rédigé avant le démarrage de la présidence de Trump, dont on peut craindre les effets délétères pour la mise en œuvre de l’accord de Paris. C’est une raison supplémentaire pour soutenir tous les efforts, à la fois les initiatives citoyennes et les actions des dirigeants économiques et politiques, au service de la transition énergétique.


COP22 à Marrakech : un passage à l’action réussi qui devra se traduire par une accélération d’ici 2018 - Paris, Décembre 2016, I4CE (Institute for climate economics) - Auteurs : Mariana Deheza, Morgane Nicol, Vivian Dépoues, Hadrien Hainaut, Cécile Bordier, Lara Dahan, Clothilde Tronquet, Emilie Alberola et Benoît Leguet


http://www.i4ce.org/wp-core/wp-content/uploads/2016/12/I4CE-Point-Climat-n%C2%B043-COP22-un-passage-a-l%E2%80%99action-reussi-qui-devra-se-traduire-par-une-acceleration-d%E2%80%99ici-2018.pdf


RÉSUMÉ


Adopté en 2015 à l’issue de la COP21, l’Accord de Paris a impulsé une nouvelle dynamique dans la lutte contre le changement climatique en entérinant un nouveau régime multilatéral de coopération. Il définit des objectifs ambitieux et institue un processus dont la gouvernance s’appuie à la fois sur les contributions nationales et volontaires des Etats et sur les initiatives des acteurs non-étatiques. Regroupées au sein de « l’Agenda mondial de l’action climatique », ces initiatives sont portées par le secteur privé, les collectivités territoriales, le secteur financier et la société civile et reconnues au même niveau d’importance que l’engagement des Etats. Présentée comme la « COP de l’Action » plutôt que comme un rendez-vous de négociation diplomatique, la COP22 a constitué la première étape pour progresser vers la définition d’un cadre de mise en oeuvre de ce nouveau modèle de coopération pour le climat. Les quatre principaux résultats de cette COP sont à nos yeux :


• la confirmation de la volonté politique des Etats d’avancer vers un monde neutre en émissions de gaz à effet de serre par la signature de la « Marrakech Action Proclamation » ;


• l’adoption d’un programme de travail pour les années 2017 et 2018 afin de rendre l’Accord de Paris pleinement opérationnel dès 2018, notamment sur le volet du soutien aux pays en développement ;


• l’entrée en scène officielle des ministres des Finances dans les dialogues de haut niveau sur la finance climat, qui marque la volonté d’aligner engagements des Etats et moyens financiers disponibles ;


• l’élaboration d’un nouveau partenariat pour renforcer la dynamique des acteurs non-étatiques, le « Partenariat de Marrakech pour l’action climatique mondiale ».


Cécile Renouard