Divers - 10 mai 2015

fr - Écologie et travail : pour un devoir de vigilance renforcé des multinationales et des États

Le 1er mai nous célébrons saint Joseph, patron des travailleurs ; lors de l’inauguration de son ministère comme successeur de saint Pierre, le Pape François a invités les décideurs, à la suite de saint Joseph, à être gardiens de la Création : "Je voudrais demander, s’il vous plaît, à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté : nous sommes ‘gardiens’ de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement ; ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde !" Or bien souvent aujourd’hui, des structures de péché font barrage à ce soin mutuel, notamment dans la vie professionnelle : il y a deux ans, 1200 personnes sont mortes au Bangladesh, dans l’écroulement d’ateliers dans lesquels elles confectionnaient les habits que nous – consommateurs d’occident – achetons dans nos magasins, H&M, Gap, Mango, Benetton ou Auchan… De nombreux ouvriers à travers la planète connaissent des conditions qui s’apparentent à un esclavage d’un nouveau mode. Le droit à des conditions de travail sures et dignes est un droit humain fondamental. Pourtant, les multinationales essaient de faire barrage à l’adoption de réglementations contraignantes qui leur demanderaient d’exercer un devoir de vigilance vis-à-vis de leurs filiales et de leurs sous-traitants dans tous les pays. Nous, les citoyens de tous les pays, pouvons exercer une action de plaidoyer et une responsabilité comme consommateurs, pour que, de plus en plus, il soit fait justice aux plus vulnérables.

Cécile Renouard, ra
Mai 2015