Divers - 7 July 2014

en - ...Somewhere in your street

There are estimated 60 million domestic workers at risk of being held in conditions of slavery without any basic legal protection, passports withheld, subject to abuse, deprived of freedom and sometimes food, working long hours. These may be being held in a street near you.

That is not all, Wallmart’s prawns and shrimps are brought to you by modern slaves sold from ship to shop in Thailand. It is estimated there are 20 million men, women and children held today in conditions of slavery forced to work by threats and abuse (other estimates put it as high as 29 million) You will find them in the brick kilns of India, the green tomato industry of Florida, cotton picking in Uzbekistan or women born into the slave caste in Niger, bonded labour in Pakistan and so on. They sell for on average, $90 and a child for $20; never have slaves been so cheap and disposable, As Archbishop of Canterbury, Justin Welby said recently when meeting Pope Francis in order to work together on modern slavery and trafficking ¬ `we are struggling against evil in secret places and deeply entrenched networks of malice and cruelty’.

Worst of all it is trafficking, selling people into the work of prostitution and pornography that is a growing industry in today’s world, an industry of violence, deception and coercion across borders for sexual exploitation. A world of rapid social and economic change which brings in its wake so many displaced people, along with corrupt governance means that holding people in slavery goes unpunished. International co-operation is needed.

With Pope Francis and Justin Welby we need to `stand together in perseverance and determination against this grave evil.’ Both are supporting the Global Freedom network, an interfaith initiative to combat trafficking. We need to investigate investments and pressurise firms to check their supply chains for signs of slave labour We need to support Convention 189, an international law which aims to give legal protection to domestic workers. If we can be a `parable of hope in a world of exploitation’ like the Medaille Trust so much the better.

Sr Jessica r.a.
Editorial July 2014


Quelque part dans votre rue...

On estime à environ 60 millions de travailleurs et travailleuses domestiques qui courent le risque d’être maintenus en place dans des conditions d’esclavage sans aucune protection légale de base, passeports confisqués, soumis à des abus, privés de liberté, quelquefois de nourriture, travaillant pendant de longues heures. Ils sont peut-être maintenus de force dans une rue à côté de chez vous.

Ce n’est pas tout, des crevettes grises et roses de Wallmart vous sont apportées par des esclaves modernes, vendues du bateau au magasin en Thaïlande. On estime qu’il y 20 millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui sont retenus aujourd’hui dans des conditions d’esclavage, obligés de travailler sous la menaces et les abus (certains pensent qu’il y en a autant que 29 millions). Vous en trouverez dans les fours en briques de l’Inde, dans l’industrie des tomates vertes de Floride, dans la collecte du coton en Ouzbékistan ou des femmes nées dans la caste des esclaves au Niger, des travailleurs forcés au Pakistan ainsi de suite. Ils sont vendus en moyenne pour 90 $, et les enfants pour 20 $, jamais les esclaves n’ont été si bon marché et disponibles. Comme l’a dit récemment l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, quand il a rencontré le pape François pour travailler ensemble à propos du fléau que sont les différentes formes de l’esclavage moderne et du trafic des personnes "nous luttons contre le mal dans des endroits secrets et des réseaux profondément établis dans la malice et la cruauté".

Le pire de tout est le trafic, la vente de personnes pour les faire travailler dans la prostitution et la pornographie. C’est une industrie croissante dans le monde d’aujourd’hui, une industrie de violence, de déception et de pression à travers les frontières pour l’exploitation sexuelle. Un monde de rapide changement social et économique qui véhicule dans son sillage tellement de personnes déplacées, en même temps qu’une gouvernance corrompue, ce qui signifie que maintenir des personnes dans l’esclavage reste impuni. Une coopération internationale est nécessaire.

Avec le Pape François et Justin Welby "nous devons nous soutenir dans la persévérance et la détermination pour lutter contre ce grave fléau". Tous deux encouragent "Le Réseau Mondial pour la Liberté", une initiative interreligieuse pour combattre le trafic des personnes. Nous devons examiner les investissements et insister pour que les entreprises contrôlent leurs chaînes de d’approvisionnement pour y détecter des signes de travail d’esclave. Nous devons soutenir la Convention 189, une loi internationale dont le but est de fournir une protection légale aux travailleurs domestiques. Si nous pouvons être une "parabole d’espoir dans un monde d’exploitation" comme l’Association charitable "Trust Medaille", ce n’en est que beaucoup mieux.

Sr Jessica, r.a.
juillet 2014