Prieres - 19 mars 2014

fr - Vivre le Carême avec "La joie de l’Evangile"

Ecouter le cri des pauvres et répondre

« Je souhaite une Eglise qui soit pauvre et pour les pauvres. » L’option pour les pauvres était une préoccupation centrale pour l’Eglise en Amérique latine. Cependant trop souvent évêques et prêtres sont restés du côté des riches et des privilégiés. Pour le Pape François, un souci des pauvres est la ‘marque de fabrique’ de la mission de l’Eglise et de tous ceux qui veulent suivre le Christ. Ces textes tirés de ‘Evangelii Gaudium’ pourraient nous amener à nous demander quel luxe non nécessaire nous tient à l’écart des pauvres et qui sont les pauvres et les faibles qui ont besoin de notre attention.

L’impératif d’écouter le cri des pauvres prend chair en nous quand nous sommes bouleversés au plus profond devant la souffrance d’autrui. (193)… Parfois il s’agit d’écouter le cri de peuples entiers, des peuples les plus pauvres de la terre, parce que « la paix se fonde non seulement sur le respect des droits de l’homme mais aussi sur celui des droits des peuples » (Evangelii Gaudium 190)

 * Faire la sourde oreille à ce cri, alors que nous sommes les instruments de Dieu pour écouter le pauvre, nous met en dehors de la volonté du Père et de son projet… Le manque de solidarité envers ses nécessités affecte directement notre relation avec Dieu. (187) 

Chaque chrétien et chaque communauté sont appelés à être instruments de Dieu pour la libération et la promotion des pauvres, de manière à ce qu’ils puissent s’intégrer pleinement dans la société ; ceci suppose que nous soyons dociles et attentifs à écouter le cri du pauvre et à le secourir. (187)

Notre engagement ne consiste pas exclusivement en des actions ou des programmes de promotion et d’assistance ; ce que l’Esprit suscite n’est pas un débordement d’activisme, mais avant tout une attention à l’autre qu’il « considère comme un avec lui ». Cette attention aimante est le début d’une véritable préoccupation pour sa personne, à partir de laquelle je désire chercher effectivement son bien. Cela implique de valoriser le pauvre dans sa bonté propre, avec sa manière d’être, avec sa culture, avec sa façon de vivre la foi… Le pauvre, quand il est aimé, « est estimé d’un grand prix », et ceci différencie l’authentique option pour les pauvres d’une quelconque idéologie, d’une quelconque intention d’utiliser les pauvres au service d’intérêts personnels ou politiques. (199) La pire discrimination dont souffrent les pauvres est le manque d’attention spirituelle. (200)
 Il est indispensable de prêter attention aux nouvelles formes de pauvreté et de fragilité dans lesquelles nous sommes appelés à reconnaître le Christ souffrant… les sans-abris, les toxico-dépendants, les réfugiés, les populations indigènes, les personnes âgées toujours plus seules et abandonnées etc. (210
 La demande de Jésus à ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mc 6, 37), … implique autant la coopération pour résoudre les causes structurelles de la pauvreté et promouvoir le développement intégral des pauvres, que les gestes simples et quotidiens de solidarité devant les misères très concrètes que nous rencontrons. (188)

 • Qui sont, dans mon monde, les pauvres et les faibles qui ont besoin de mon attention aimante ?
• Comment est-ce que j’utilise mes occasions de changer « les causes structurelles de la pauvreté » ? En participant aux élections, par mes choix de consommateur-consommatrice ou en soutenant des initiatives et des campagnes ?