Méthodologie - 26 July 2011

en - Manifeste public : Migrants, défi du nouveau millénaire

Petites Sœurs de l’Assomption, nous vivons et travaillons dans les différents continents. Chaque jour nous entrons en contact avec la souffrance insupportable des migrants et des déplacés de tous âges et de toutes cultures. Nous les voyons arriver par voie de terre ou de mer dans des conditions très précaires, souvent au risque de leur vie. Toujours exploités par des personnes qui profitent de ce qu’ils ressentent l’urgence de laisser leur pays d’origine pour avoir accès aux nécessités de base pour eux et pour leur famille.
Nous les rencontrons sans maison, affamés, sans argent ni documents, sans possibilités de communication dans un pays inconnu. C’est une expérience traumatisante pour le reste de leur vie, expérience qui les conduit à se réfugier en ghettos avec d’autres personnes en situations semblables.
Les différents systèmes politiques locaux utilisent les moyens de communication pour les décrire comme des envahisseurs venus profiter des ressources du pays où ils arrivent. Ils mettent en évidence le coût du financement de programmes pour les immigrants et peu à peu réduisent les aides.
Les pays d’accueil approuvent des lois qui ne respectent pas les conventions et les accords internationaux au sujet des immigrés, sans tenir compte des droits humains, ils portent atteinte ainsi fortement à leur dignité. Ils promeuvent des politiques migratoires inacceptables, basées sur la perception des immigrés comme des criminels- terroristes dont il est nécessaire de se protéger, de là la création de Centres de Rétention et les expulsions. Ce sont des lieux de violence et d’abus, qui engendrent des révoltes étouffées dans une violence plus grande encore. Cette situation est inacceptable au XXIe siècle. On ferme les frontières pour les personnes, et au même moment on les ouvre librement pour les finances, le commerce et l’information. Le racisme et la xénophobie augmentent.
Pourquoi les immigrés quittent-ils leur pays ?
La population immigrée a triplé dans les dernières quarante années et continuera à augmenter. Les causes de ce mouvement sont multiples : guerres, violence, désastres naturels et pauvreté, tout ceci est le résultat d’un développement injuste. Il est temps que nous autres et nos gouvernements, nous reconnaissions que les gens quittent leur pays parce qu’ils n’ont pas d’autre option pour survivre. Les causes des migrations se trouvent dans les décisions que nous prenons pour organiser la vie et les relations à différents niveaux.
Au Synode Africain de 2009, Mgr W Avenya, évêque de Makurdi, Nigeria, a dit : « Les peuples africains vont continuer à arriver en Europe, au risque de mourir dans le désert ou en mer, jusqu’à ce qu’on prenne en considération l’équilibre économique et environnemental entre les deux continents et le reste du monde. La responsabilité de réajuster ce déséquilibre doit venir de l’Occident. » De ceci nous sommes tous responsables.
Nous ne pouvons rester en silence
Nous sommes profondément questionnées devant :
• La violation répétée des droits humains fondamentaux, les actes de violence, le trafic humain, la violence sexuelle, la discrimination et les détentions arbitraires qui font des victimes parmi les travailleurs immigrés, particulièrement chez les africains Subsahariens.
• Les interventions pour arrêter les migrants en mer ou aux frontières à l’intérieur du pays, les mettant en danger, les récents naufrages de centaines de personnes au large des côtes du sud de l’Italie, qui concernent beaucoup de femmes et d’enfants tentant de fuir la guerre de leur pays.
• La situation humanitaire de milliers de travailleurs immigrés et de leurs familles qui sont assignés en centres de transit, sans protection, sans accès à l’eau, à une alimentation adéquate et aux services de santé.
Avec un cœur plein de compassion et dans une attitude de coopération
Nous soutenons les propositions suivantes :
• Rechercher des politiques de développement et de commerce international qui favorisent une économie juste et durable dans les pays d’où viennent le plus grand nombre de migrants, une économie qui protège les richesses naturelles des pays les plus appauvris de l’avarice du riche Occident. Ceci permettrait de réduire le nombre de personnes obligées à émigrer à cause de l’extrême pauvreté.
 Travailler à une réforme des politiques migratoires avec la préoccupation permanente de garantir aux immigrés sans papiers un plein accès à leurs droits fondamentaux.
 Reconnaitre la contribution de ceux qui arrivent à l’économie du pays et établir des lois qui régissent le marché du travail et garantissent un flux migratoire sûr et économiquement soutenable.
 Faciliter le regroupement familial et l’unité de la famille immigrée. Maintenir les liens familiaux est essentiel pour être pleinement humains et réussir la stabilité sociale.
Réunies en Chapitre Général, nous devenons plus conscientes de la complexité des migrations dans le monde d’aujourd’hui et de la grande souffrance imposée à des millions de personnes.
Nous renouvelons notre engagement avec les migrants, en renforçant nos actions locales dans une perspective globale, travaillant en réseaux avec des organisations internationales.
Petites Sœurs de l’Assomption, Chapitre Général 2011. Paris

Petites Sœurs de l’Assomption, nous vivons et travaillons dans les différents continents. Chaque jour nous entrons en contact avec la souffrance insupportable des migrants et des déplacés de tous âges et de toutes cultures. Nous les voyons arriver par voie de terre ou de mer dans des conditions très précaires, souvent au risque de leur vie. Toujours exploités par des personnes qui profitent de ce qu’ils ressentent l’urgence de laisser leur pays d’origine pour avoir accès aux nécessités de base pour eux et pour leur famille.
Nous les rencontrons sans maison, affamés, sans argent ni documents, sans possibilités de communication dans un pays inconnu. C’est une expérience traumatisante pour le reste de leur vie, expérience qui les conduit à se réfugier en ghettos avec d’autres personnes en situations semblables.
Les différents systèmes politiques locaux utilisent les moyens de communication pour les décrire comme des envahisseurs venus profiter des ressources du pays où ils arrivent. Ils mettent en évidence le coût du financement de programmes pour les immigrants et peu à peu réduisent les aides.
Les pays d’accueil approuvent des lois qui ne respectent pas les conventions et les accords internationaux au sujet des immigrés, sans tenir compte des droits humains, ils portent atteinte ainsi fortement à leur dignité. Ils promeuvent des politiques migratoires inacceptables, basées sur la perception des immigrés comme des criminels- terroristes dont il est nécessaire de se protéger, de là la création de Centres de Rétention et les expulsions. Ce sont des lieux de violence et d’abus, qui engendrent des révoltes étouffées dans une violence plus grande encore. Cette situation est inacceptable au XXIe siècle. On ferme les frontières pour les personnes, et au même moment on les ouvre librement pour les finances, le commerce et l’information. Le racisme et la xénophobie augmentent.
Pourquoi les immigrés quittent-ils leur pays ?
La population immigrée a triplé dans les dernières quarante années et continuera à augmenter. Les causes de ce mouvement sont multiples : guerres, violence, désastres naturels et pauvreté, tout ceci est le résultat d’un développement injuste. Il est temps que nous autres et nos gouvernements, nous reconnaissions que les gens quittent leur pays parce qu’ils n’ont pas d’autre option pour survivre. Les causes des migrations se trouvent dans les décisions que nous prenons pour organiser la vie et les relations à différents niveaux.
Au Synode Africain de 2009, Mgr W Avenya, évêque de Makurdi, Nigeria, a dit : « Les peuples africains vont continuer à arriver en Europe, au risque de mourir dans le désert ou en mer, jusqu’à ce qu’on prenne en considération l’équilibre économique et environnemental entre les deux continents et le reste du monde. La responsabilité de réajuster ce déséquilibre doit venir de l’Occident. » De ceci nous sommes tous responsables.
Nous ne pouvons rester en silence
Nous sommes profondément questionnées devant :
• La violation répétée des droits humains fondamentaux, les actes de violence, le trafic humain, la violence sexuelle, la discrimination et les détentions arbitraires qui font des victimes parmi les travailleurs immigrés, particulièrement chez les africains Subsahariens.
• Les interventions pour arrêter les migrants en mer ou aux frontières à l’intérieur du pays, les mettant en danger, les récents naufrages de centaines de personnes au large des côtes du sud de l’Italie, qui concernent beaucoup de femmes et d’enfants tentant de fuir la guerre de leur pays.
• La situation humanitaire de milliers de travailleurs immigrés et de leurs familles qui sont assignés en centres de transit, sans protection, sans accès à l’eau, à une alimentation adéquate et aux services de santé.
Avec un cœur plein de compassion et dans une attitude de coopération
Nous soutenons les propositions suivantes :
• Rechercher des politiques de développement et de commerce international qui favorisent une économie juste et durable dans les pays d’où viennent le plus grand nombre de migrants, une économie qui protège les richesses naturelles des pays les plus appauvris de l’avarice du riche Occident. Ceci permettrait de réduire le nombre de personnes obligées à émigrer à cause de l’extrême pauvreté.
 Travailler à une réforme des politiques migratoires avec la préoccupation permanente de garantir aux immigrés sans papiers un plein accès à leurs droits fondamentaux.
 Reconnaitre la contribution de ceux qui arrivent à l’économie du pays et établir des lois qui régissent le marché du travail et garantissent un flux migratoire sûr et économiquement soutenable.
 Faciliter le regroupement familial et l’unité de la famille immigrée. Maintenir les liens familiaux est essentiel pour être pleinement humains et réussir la stabilité sociale.
Réunies en Chapitre Général, nous devenons plus conscientes de la complexité des migrations dans le monde d’aujourd’hui et de la grande souffrance imposée à des millions de personnes.
Nous renouvelons notre engagement avec les migrants, en renforçant nos actions locales dans une perspective globale, travaillant en réseaux avec des organisations internationales.
Petites Sœurs de l’Assomption, Chapitre Général 2011. Paris