Information - 12 mai 2011

fr - JUSTICE, PAIX et INTÉGRITÉ DE LA CRÉATION : UN APPEL AU CŒUR DE LA MISSION

"Enlève tes sandales, car cette terre est sacrée" (Ex 3,5).
La dimension Justice, Paix et Intégrité de la Création nous fait entrer de façon humble dans la terre sacrée des appauvris et des exclus.

Dès l’origine de la Congrégation, au 19éme siècle, Justice et Paix sont au cœur de la Mission des Petites Sœurs de l’Assomption.

Etienne Pernet et Antoinette Fage, nos Fondateurs, ont entendu la souffrance humaine des plus pauvres de leur époque, la famille ouvrière. Ils ont perçu le mal qui causait sa pauvreté.

Les causes :
les ouvriers étaient considérés comme des appendices des machines auxquelles ils étaient enchaînés.

Les conséquences :
Une population mal logée, mal nourrie, ravagée par la tuberculose et les épidémies de choléra.

Une pauvreté qui prenait plusieurs noms : misère économique, sociale, culturelle, psychologique, identitaire.
Une pauvreté qui atteignait les relations humaines et désintégrait la famille.

C’ETAIT LE TEMPS
de la maturation de l’encyclique
Rerum Novarum (1891 - Pape Léon XIII), par laquelle

l’Eglise denonçait :

des conditions inhumaines de travail. Les travailleurs recevaient un salaire injuste. Ils n’étaient pas les propriétaires des moyens de production.

l’Eglise annonçait la nécéssité de :

- promouvoir des associations de travailleurs, le juste salaire et la participation des travailleurs à la propriété, à l’administration et à la distribution du revenu.

- stimuler l’Etat à proteger les droits, surtout les droits des travailleurs et de la famille, et à s’engager ce que les pauvres aient des moyens de subsistance.

C’ÉTAIT LE TEMPS
de la naissance du catholicisme liberal et social, le début du syndicalisme et du mouvement ouvrier, du socialisme, du marxisme, de l’éclatement de l’anticléricalisme populaire.

Des œuvres, des institutions naissaient pour répondre à la mission de protéger la foi des ouvriers et de refaire la société .

« J’ai vu là - dans la famille ouvrière – des détresses que je connaissais à peine de nom »
Etienne Pernet AA

« La douleur des autres me fait mal ... »
« Jésus, montrez moi des pauvres, et je courrai vers eux d’un coeur
vraiment fraternel »
Antoinette Fage

QUE FAIRE DEVANT CETTE MISÈRE ?

Etienne et Antoinette connaissaient les courants de leur époque.

Ils étaient sensibles

• à la place particulière de la famille dans la société
et dans le plan de Dieu,

• au ressemblement des personnes, des familles, des fraternités.

Leur originalité a été
de donner une réponse évangélique
à partir du quotidien de la vie de la famille ouvrière.

VIVRE À LA SUITE DE JESUS …

qui est venu habiter parmi nous,
a vécu pauvre,
a travaillé de ses mains,
a annoncé la Bonne Nouvelle,
au travers des réalités les plus simples : le pain, l’eau, la lumière, le soin des malades, la vie et la mort .

(Règle de Vie des Petites Soeurs de l’Assomption No.18)

À l’origine de la Vocation des Petites Soeurs de l’Assomption il y a l’appel

à témoigner
l’amour de Dieu parmi les pauvres, les ouvriers et leurs familles par une présence attentive, à travers des gestes simples de service.

à refaire
le tissu des relations dans la famille.

à refaire un peuple à Dieu
les groupes des fraternités sont un maillon du réseau qui relie les personnes entre elles pour experimenter davantage d’amitié, de confiance, de solidarité, de justice et de paix, pour surmonter les inégalités et les oppressions de toutes sortes.

AUJOURD’HUI
nous continuons à annoncer Jésus Christ Serviteur et Sauveur parmi les familles ouvrières, les appauvris, les exclus,

pour qu’ils se sachent enfants de Dieu
et qu’ils ravivent leur espérance
en tant que membres de la communauté mondiale.

Comme dans le passé,
nous sommes mise en demeure d’être solidaires avec des hommes et des femmes dans leur réalité, en 21 pays.

Nous essayons d’interpréter, avec eux et elles, le vécu quotidien à la lumière de l’histoire sociale, politique, économique, culturelle et religieuse de leurs pays. Avec eux et elles, nous essayons d’avancer sur des chemins alternatifs de justice, de paix et d’intégrité de la création.

1975
Devant l’accroissement des injustices faites aux appauvris,
en CHAPITRE GENERAL nous avons pris l’option

• de poursuivre notre chemin d’incarnation et de proximité,
• d’approfondir notre engagement pour la Justice et la Paix.

C’etait l’époque de l’encyclique “Evangelii Nuntiandi” du Pape Paul VI.

L’Eglise annonçait la nécessité de :
• garantir la justice sociale grâce à l’option préférentielle pour les pauvres.
• Soutenir chaque pays dans son propre développement.
• Contrôler les politiques et les pratiques des multinationales.

1981

Dans la nouvelle rédaction de la Règle de Vie nous affirmions :

“Vivant au milieu des pauvres de diverses nations, nous découvrons le poids de la domination des unes et de la dépendance des autres, des inégalités sociales, économiques.
Nous mesurons les conséquences de la faim, du chômage, de la violence, de l’émigration...
Nous dénonçons ces situations.
Ensemble et avec eux nous cherchons à nouer ou recréer des liens entre les personnes, les familles et les groupes ...
Avec eux, nous cherchons des chemins de justice et de paix (RV 146 et 147).

C’etait l’époque de l’encyclique “Laborem Exercens” du Pape Jean Paul II

L’Eglise annonçait la nécessité de :

• donner la priorité à la main d’oeuvre sur le capital,
• affirmer le droit des travailleurs à promouvoir des associations pour défendre leurs intérêts,
• stimuler les propriétaires pour qu’ils exercent leur responsabilité sociale afin de promouvoir l’emploi et le juste salaire,
• considérer la valeur du travail des immigrants comme égale à celle des autres travailleurs.

1987

LE CHAPITRE GENERAL
• a pris comme orientation « choisir la vie » et comme priorité “la Paix, fruit de la Justice”.

• a décidé de créer le Secrétariat Justice et Paix.

Cette mission a été confiée à Sr. Rose Marie Chaine.
Chaque Province/Région a été invitée à créer une Commission Justice et Paix, selon la réalité locale.
Le Secrétariat Justice et Paix, par l’intermédiaire de Sr. Rose-Marie Chaine, a eveillé dans la Congrégation une sensibilité au sujet de grandes questions mondiales et de leurs répercussions dans le quotidien des peuples appauvris, comme la grande question de la dette externe.

C’etait l’époque des encycliques Sollicitudo Rei Socialis (1987) et Centesimus Annus (1991) du Pape Jean Paul II

L’Eglise annonçait la nécessité de :
• Réaffirmer le droit de tous et de toutes à vivre avec dignité et justice.
• Promouvoir la volonté politique de mécanismes justes en vue du bien être commun à toute l’humanité.
• Diminuer, voir annuler la dette externe.
• Développer des institutions pour le contrôle de la production des armes, la réduction de leur commerce et le règlement des conflits.
• Planifier le développment de façon à respecter les ressources de la nature.
• Développer des institutions pour orienter l’économie mondiale vers le bien-être commun.

1993

LE CHAPITRE GÉNÉRAL

• a exprimé l’urgence missionnaire d’ “aller plus loin dans l’engagement pour la Justice et la Solidarité”.

• a remis aux provinciales et déléguées régionales la responsabilité d’intégrer la dimension Justice et Paix dans l’animation de la mission dans la province/région.

À la demande du Chapitre Général, le Secrétariat Justice et Paix prend une dimension internationale par la participation de Sr. Susanne Lachapelle (USA), de Sr. Maria del Carmen Cubilla (Argentine),et de Sr. Paula Duchateau (Belgique) avec la coordination de Sr. Rose-Marie Chaine.

Dès 1992 à 1998, le Secrétariat International Justice et Paix a réalisé deux rencontres des déleguées des Commissions Provinciales JP.

1999
LE CHAPITRE GÉNÉRAL

Affirme
que l’engagement Justice et Paix est partie prenante de notre mission, car il est la conséquence de notre suite de Jésus Christ.

Précise
la mission du Secrétariat International et sa structure.

Confie
au Secrétariat International la responsabilité de relier la Congrégation à une ONG reconnue par l’ONU à fin que les exclus soient entendus là où les grandes questions, qui ont un impact sur l’avenir du monde et des peuples appauvris, sont analysées.

En 2000, le Conseil Général nomme Sr. Irene Bailey Coordinatrice du Secrétariat International Justice et Paix.
Sr. Marie Gervasi (USA), Sr Hilda Coronado (Colombie) et Sr. Maguy Bossaert (France) intègrent l’equipe.
Sr. Micaela de Wilde est la personne de référence du Conseil Général.

Ensuite, Sr M. Victoria Valles (Espagne) prend la relève de Sr. Maguy Bossaert.

Décembre 2001,

suite aux recherches entreprises par le Secrétariat International Justice et Paix, le CONSEIL GENERAL décide de rejoindre l’ONG de l’Ordre de S. Augustin, reconnue au DPI de l’ONU.

Nous participons avec eux à la campagne pour l’éradication de la faim et de la pauvreté dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

2005

LE CHAPITRE GÉNÉRAL

Définit
que l’Intégrité de la Création et la Culture de la Paix et de la Non-Violence sont une des orientations de la Congrégation pour les prochaines années.

Décide
• d’inclure au nom du Secrétariat International Justice et Paix l’expression “Intégrité de la Création”, JPIC.

• d’ouvrir aux Congrégations de la Famille de l’Assomption la participation au Secrétariat International

Réaffirme
• l’importance de poursuivre le chemin avec l’ONG de l’Ordre de S. Augustin à l’ONU.

Intègre de nouveaux accents
• l’action avec les immigrés, les déplacés, les sans papiers, les refugiés et les victimes du trafic humain.
• l’action solidaire en réseau avec d’autres organisations.
• l’échange d’initiatives et d’expériences entre communautés.

Propose à la Congrégation de :
• approfondir notre compréhension théologique, biblique et spirituelle de Justice, Paix et Intégrité de la Création.
• engendrer une culture de la Paix et de la Non-violence pour contribuer au bien-être de l’humanité et de la création.
• développer les dimensions feminines de la tendresse, de l’attention à la vie et de la réconciliation dans les relations entre nous, avec les autres et avec notre “Mère la Terre”.

Juillet 2006

• Le Conseil Géneral organise une Session Internationale, avec la participation des Congrégations de la Famille de l’Assomption, sur le thème : “L’Intégrité de la Création et la Culture de la Non-Violence”

• Les Religieuses de l’Assomption décident en Chapitre Général d’être partie prenante du Secrétariat International JPIC.

Septembre 2006

le Conseil Général nomme Franca Sessa, coordinatrice du Secrétariat. Sr. Marie Gervasi, Sr. Hilda Coronado, Sr. M. Victória Valles font partie de l’équipe. Sr. Irene Bailey est la personne de référence du Conseil Général.

Le Secrétariat International Justice, Paix et Intégrité de la Création a son siège à Via della Pineta Sacchetti, 55 - Rome.

Juin 2007

Le Secrétariat International Justice, Paix et Intégrité de la Création présente au Conseil de Congrégation une proposition pédagogique, à travers un Plan de Formation. À ce plan pourront participer les personnes avec lesquelles nous sommes en syntonie pour tisser des itineraires de Paix.

Le CONSEIL DE CONGREGATION décide que

• La Culture de la Vocation et la Culture de la Paix sont une dynamique de revitalisation pour toutes les Communautés.
• Un membre du Secrétariat International Justice, Paix et Intégrité de la Création et un membre de la Commission Internationale Pastorale des Jeunes et des Vocations élaborent, en prenant comme porte d’entrée la Culture de la Vocation, un programme de formation aidant à intégrer les dimensions “culture de la Paix et culture de la Vocation”.

La Mission du Secrétariat International JPIC

Consolider, en coordination avec le Conseil Général, la dimension Justice et Paix, vécu par nos soeurs dans leur réalité d’insertion, en solidarité avec les personnes, les familles, dans leur réalité d’insertion, et avec les organisations qui cherchent à faire naître une société selon le projet de Dieu.

Proposer à la Congrégation des prises de position communes, quand la vie est menacée.

Être en lien permanent avec les commissions provinciales pour accueillir et analyser les questions, faire circuler les informations.

Favoriser la compréhension des problèmes sociaux, des systèmes politiques et économiques, leurs répercussions sur la vie de la planète, des appauvris et de leurs familles.

Stimuler l’intégration dans notre vie des aspects bibliques, théologiques, spirituels et de l’Enseignement Social de l’Eglise, qui sous-tendent la dimension de Justice, Paix et Intégrité de la Création.

Inciter la cohérence dans notre vie :
vivre personellement, en communauté et en Congrégation, la justice que nous souhaitons pour tous et toutes.

Chercher en solidarité avec d’autres Congrégations Religieuses, associations et réseaux internationaux des alternatives aux politiques néo-libérales : “un monde différent est possible”.

Organiser entre deux Chapitres Généraux une Session Internationale pour les membres des Commissions JPIC.

Champs d’Action

Dans la réalité d’insertion :

Nous partageons
quotidiennement la vie,
les espérances et les souffrances des personnes et des familles des quartiers populaires et marginalisés, dans leur
réalité difficile de chômeurs, d’immigrants, de déplacés, de sans-papiers et de réfugiés.

Nous participons
à leur recherche de meilleures conditions de vie, d’espaces plus humains, de relations de solidarité et
de partage de la foi.

Avec des réseaux, ONG, groupes, collectifs

Nous cherchons
des alternatives pour agir
sur les causes de la faim,
de la mobilité des peuples,
du trafic humain.

Nous soutenons
les politiques de développement durable,
la souveraineté alimentaire,
le commerce responsable.
et les lois justes pour les accords économiques.

L’Organisation

La Communauté Apostolique est le lieu privilégié où nous vivons la dimension Justice, Paix et Intégrité de la Création. Nous reconnaissons que cet axe fort, depuis le chapitre 1987, fait désormais partie de notre manière d’exprimer le charisme aujourd’hui. Autrement dit, il est partie intégrante de notre vocation telle que nous la comprennons aujourd’hui.

Une sœur nommée
dans la communauté, en collaboration avec les Commissions Provinciales, est attentive à rappeler que la dimension JPIC est au cœur de l’appel évangélique.

Son rôle est de favoriser
. des moments de relecture pour découvrir la dimension JPIC dans la mission quotidenne.
• d’être attentives aux communications qui arrivent du Secrétariat International et de la Commission Provinciale et de réveiller l’intérêt des sœurs pour celles-ci.
• de motiver la communauté pour la lecture du Bulletin JPIC et du Pain de Chez Nous (pages jaunes) en proposant leurs contenus par des modalités diverses.
• de motiver les soeurs à la solidarité et à la participation aux évènements à un niveau plus large, en Congrégation ou avec d’autres personnes ou groupes.
• de susciter des moments de prière communautaire autour de la dimension JPIC.
• de faire remonter le vécu de la communauté à la Commission provinciale JPIC.

Les Commissions provinciales JPIC,
en dialogue avec le Secrétariat International, sont le canal
• pour soutenir et articuler la mission des communautés,
• pour véhiculer une analyse correcte des évènements du monde,
• pour interagir avec d’autres organisations JPIC et des réseaux au niveau régional, national et international.

L’accompagnement des Commissions provinciales JPIC se fait par les membres du Secrétariat International, selon le critère du secteur géographique ou de la langue, par des évaluations semestrielles et des échanges via Internet.
Dans plusieurs pays, des laïques et des membres des Congrégations de la Famille Assomption sont partie prenant des commissions JPIC.

Le Secretariat International se rencontre deux fois par an, pendant 10 jours. Informations, échanges et réflexions se réalisent par Internet.

LA COMMUNICATION
Quelques canaux de communication qui existent

Pain de Chez Nous, une fois par mois,

Bulletin JPIC, une fois par an,

Page Web

DÉFIS ... SIGNES D’ESPÉRANCE

• Approfondir la spiritualité qui soutient la dimension JPIC dans la perspective de la culture de la Vocation et de la culture de la Paix.

• Susciter ou intensifier la participation en réseaux.

APPROFONDIR LA SPIRITUALITÉ

« choisir la vie,
cultiver la paix
… de la Culture de la Vocation à la Culture de la Paix… »

• Chaque appel est lié directement à l’histoire de l’humanité. Il devient un projet : il contient en lui même des options et des comportements, une manière d’être dans la vie. L’appel est vocation à la Vie.

• L’option en faveur de la Justice, la Paix, et l’Intégrité de la Création, est une réponse à notre vocation telle que nous la comprenons aujourd’hui, à la lumière des derniers chapitres généraux.

• Il y a un lien indissociable pour nous entre la culture de la vocation, qui nous fait sans cesse choisir la vie en tant que don reçu de Dieu au quotidien, et la culture de la paix qui est une des modalités par lesquelles se concrétise notre choix de la vie, pour nous et pour ceux et celles qui nous entourent.

Nous sommes invitées à passer sans cesse de la culture de la vocation, comme source, à la culture de la paix, comme l’un des fruits de cette source, don de Dieu.

UNE FORMATION JPIC À DIFFERENTS NIVEAUX

• Intégrer la dimension JPIC dans la formation initiale et permanente
• Actualiser de manière permanente la formation des membres du Secrétariat International et des Commissions JPIC

Quelques aspects à prendre en considération :
* lien entre foi et vie : la dimension JPIC est inhérente à l’option de la foi évangélique.
* initiation à la culture de la vocation et à la culture de la paix, non-violence active.
* connaissance de l’enseignement social de l’Eglise.
*initiation au leadership par une méthodologie adéquate à la mission JPIC – ouverture au travail en réseaux.

TISSER DES RÉSEAUX DE PARTENARIAT

Nous sommes une congrégation internationale. Il y a entre nous du potentiel et de l’ enérgie pour tisser le réseau JPIC.

Le rôle du Secrétariat International est de stimuler les Commissions JPIC pour motiver les communautés à tisser des liens entre elles dans la Province, entre Provinces, Inter-Assomption et intercongrégation.

Réseaux de Partenariat où nous sommes présentes :

LE FORUM SOCIAL MONDIAL

• Le Forum Social Mondial est une force de pression indépendante des Organismes Institutionnels. Il est né au Brésil en Janvier 2001.
FSM 2007 – Nairobi
• Son existence est un message lancé au Forum Mondial de l’Économie, en Davos. C’est un cri au monde entier qu’un nouvel ordre social est urgent et possible. Le monde n’appartient pas seulement à l’imperialisme néo-liberal…

• La voix des sans voix est maintenant entendue à travers le mouvement croissant des rencontres nationales, internationales et intercontinentales. Ces rencontres rassemblent des femmes, des indigènes, des petits producteurs, des paysans, des ouvriers, des immigrés, des groupes religieux et culturels organisés en forum pour écouter leurs expériences, apprendre les uns des autres, crier leur souffrance et analyser les causes, véhiculer des alternatives, alimenter l’espérance.

Ce qui trouve sa voix au FSM c’est la mondialisation de la résistance qui naît à la base. « Un monde différent est possible ! »

Dans les pays où cela existe, la participation de nos communautés aux groupes liés au FSM est à encourager.

AEFJN – AFRICA-EUROPE FAITH AND
JUSTICE NETWORK
Réseau Foi et Justice Afrique-Europe

AEFJN est un réseau international basé sur la foi, mandaté par 44 Instituts religieux et missionnaires catholiques oeuvrant en Afrique et en Europe. Depuis 1988, il travaille à promouvoir des relations économiques équitables entre l’Afrique et l’Europe.

AEFJN est dirigé par un Comité Executif, basé à Rome, élu par les membres des Instituts du Réseau. Un Secrétariat International, basé à Bruxelles, coordonne les activités du Réseau et fait le plaidoyer auprès des Institutions Européennes en faveur des relations plus équitables entre l’Union Européenne et les pays d’Afrique.

Des groupes de religieux(ses) et des laïcs de differents pays d’Afrique et d’Europe, forment les Antennes d’AEFJN. Ils représentent les préoccupations d’AEFJN au niveau national.

Les Représentants de chaque Institut membre intègrent les objectifs dans la dimension Justice, Paix et Intégrité de la Création de ses Instituts et les représentent à l’Assemblée Générale d’AEFJN.

La Mission d’AEFJN

En tant que chrétiens(nes) et missionnaires, motivé(es) par notre foi et par la doctrine sociale de l’Eglise, nous sommes présent(e)s là où sont prises les décisions politiques concernant les relations économiques entre l’Afrique et l’Europe.

En tant que citoyens (nes), nous plaidons auprès de nos décideurs politiques nationaux et auprès des Institutions européennes pour influencer positivement les décisions de l’Union Européenne qui pourraient nouir aux peuples africains.

En tant que réseau, nous disséminons parmi nos membres des informations sur les problèmes d’injustice structurelle ancrés dans les politiques européennes et qui nuisent à l’Afrique. A travers les réseaux de nos communautés et nos relations personnelles, nous rejoignons d’autres groupes d’Eglise, ainsi que la communauté nationale et internationale de la société civile, pour faire avancer une cause commune : la construction d’un monde basé sur le respect, l’amour et la justice.

Les priorités d’AEFJN sont :

• les Accords de Partenariat Économique (APE)

• le Droit à la Souveraineté Alimentaire

• l’Accès aux médicaments (SIDA et malaria)

• l’Annulation de la Dette Externe

• le Contrôle des Armes

Petites Soeurs de l’Assomption, nous sommes membres fondateurs du Réseau. Franca Sessa est membre du Comité Executif à Rome et 9 PSA participent directement aux antennes en Angleterre, Irlande, France, Espagne, Portugal et Italie. Il est urgent de concerner nos communautés en Europe dans cette cause commmune en lien avec les communautés du Congo et Madagascar.

ONU - ORGANISATION DES NATIONS UNIES

OBJECTIFS DE L’ONU

• Maintenir la Paix et la Sécurité Internationales

• Fomenter les relations d’amitié entre les nations

• Réaliser la coopération internationale pour les problèmes internationaux et pour le développement et le respect aux Droits de l’Homme

• Être l’axe central qui harmonise les efforts des nations

STRUCTURE DE L’ONU :

• L’Assemblée Générale
• Le Conseil de Sécurité
• Le Conseil Économique et Social (ECOSOC)
• Le Conseil d’Administration Fiduciaire
• La Cour Internationale de Justice
• Le Secrétariat Général

POUR QUOI LES ONG SONT NÉCESSAIRES À L’ONU ?
Elles sont une force :
• de représentativité des peuples de la société civile
• d’appui dans la recherche des Droits de l’Homme
• de promotion du développement de tous et toutes
• de protection de la Planète

OÙ SONT LES ONG DANS LA STRUCTURE DE L’ONU ?

Elles sont associées

• au Departement d’Information Publique (DPI).
Le DPI dépend du Secrétariat Général. Il est un organe d’information sur les sujets traités par l’ONU. Cela favorise les ONG à s’intégrer dans les problèmes et questions concernant leur mission.

• au Conseil Èconomique et Social (ECOSOC) comme Organisme à caractère consultatif.

L’Ecosoc

* examine les questions internationales à caractère économique et social et a un rôle fondamental dans la coopération internationale pour le développement.

* consulte les ONG et maintient, par ce moyen, un lien vital entre l’ONU et la Société Civile.

* maintient des organes subsidiaires comme : les Commissions des Droits de l’Homme, du Développement Social, de la Condition de la Femme, du Développement Durable ...

Dans la formulation des politiques et des action dans chaque champ spécifique, les Commissions Ecosoc dépendent de l’expérience vécue sur le terrain, de la visibilité du témoignage et de l’apport des ONG qui travaillent dans les pays en développement.

OÙ EST-CE QUE LES ONG DES CONGRÉGATIONS RELIGIEUSES JOUENT UN RÔLE À L’ONU ?

Par leur mission dans l’éducation, la santé, l’organisation communautaire, la préservation de l’environnement, la migration, la justice, la paix, les droits de l’homme etc, les ONG des Congrégations Religieuses jouent un rôle important

Au niveau local :
• Auprès des personnes atteintes
• En réseau avec d’autres ONG et organisations
• Auprès du Gouvernement du pays pour le respect des accords et des lois au niveau National, International et des Nations Unies.

Au niveau global :
• auprès de différents sièges de l’ONU, spécialement à New York, Genève, Paris, Rome.
• auprès des Comités Préparatoires et des Sommets, si elles ont un Statut consultatif à l’Ecosoc.

Au niveau systemique : peuvent influencer les Délegués des Gouvernements à l’ONU à :
• promouvoir des politiques équitables
• soutenir les projets équitables
• susciter et établir l’égalité de relations de gendre
• promouvoir le développement dans le respect des peuples
• promouvoir la paix et l’harmonie
• batir un monde soutenable

Petites Sœurs de l’Assomption, depuis 2001 nous avons fait un bon chemin avec l’ONG de l’Ordre de S. Augustin, reconnue au DPI de l’ONU. Nous avons pris connaissance des objectifs et de l’organisation de l’ONU.

En 2008, nous reaffirmons que notre mission est en consonnance avec les objectifs des Nations Unies pour les droits, la paix et le développement équitable des peuples. Nous reconnaissons aussi que les Nations Unies sont un forum important pour la collaboration avec beaucoup d’autres, dans le monde, qui partagent ces objectifs. Nous constatons que c’est au niveau du Conseil Economique Social que les appauvris doivent gagner leur espace de visibilité. C’est à ce Conseil que nous pouvons être solidaires aux actions des autres groupes. Cela est possible par l’intermediaire d’une ONG reconnue par ECOSOC.

Suite aux recherches entreprises, le Secrétariat International Justice et Paix a pris contact avec l’ONG Vivat. Elle a été crée par les deux congrégations du Divin Verbe, masculine et feminine. Vivat intègre autre cinq congrégations religieuses et nous offre de faire un chemin d’intégration progressive.

Les objectifs de VIVAT sont :
• être au service des personnes et des peuples appauvris et soutenir leurs efforts pour avoir davantage de dignité, liberté et bien-être ;
• promouvoir les droits de l’homme, le développement équitable, la compréhension et l’harmonie entre les peuples, les cultures, les classes sociales, les religions ;
• promouvoir l’écologie durable, proteger la biodiversité et la préservation des richesses de la planète pour les futures genérations.
VIVAT est reconnue par Ecosoc. Elle se dispose à nous soutenir pour présenter à Ecosoc des dossiers à partir des réalités de notre mission. Le Secrétariat International Justice, Paix et Intégrité de la Création et nos sœurs des communautés de la Province des Etats-Unis préparent un dossier sur la réalité des immigrés dans ce pays.

Sur les pas d’Etienne Pernet et d’Antoinette Fage nous désirons être sensibles, aujourd’hui

• à la place particulière de la famille dans la société
et dans le plan de Dieu,
• au ressemblement des personnes, des familles, des fraternités,
• à donner une réponse évangélique à partir du quotidien de la vie, attentives aux courants de notre époque.

“Vous irez partout, parce que partout il y a , des pauvres… La Petite Sœur est missionnaire… et l’est d’autant plus qu’elle doit vivre au milieu des pauvres “. (E. Pernet, Com. Constitutions 24.4.1890 et 7.6.1894).

« Ensemble nous sommes envoyées à ceux qui, dans le monde, n’ont ni voix ni influence, pour que nos actes « parlent Jésus Christ », Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres » (RV.9)

Rome, Mai 2008

Secrétariat International Justice, Paix et Intégrité de la Création
Petites Sœurs de l’Assomption
Via della Pineta Sacchetti, 55 – I 00167 Roma
sijpic.psaroma@virgilio.it - www.assomption-psa.org

"Enlève tes sandales, car cette terre est sacrée" (Ex 3,5). La dimension Justice, Paix et Intégrité de la Création nous fait entrer de façon humble dans la terre sacrée des appauvris et des exclus.

Dès l’origine de la Congrégation, au 19éme siècle, Justice et Paix sont au cœur de la Mission des Petites Sœurs de l’Assomption.

Etienne Pernet et Antoinette Fage, nos Fondateurs, ont entendu la souffrance humaine des plus pauvres de leur époque, la famille ouvrière. Ils ont perçu le mal qui causait sa pauvreté.

Les causes : les ouvriers étaient considérés comme des appendices des machines auxquelles ils étaient enchaînés.

Les conséquences : Une population mal logée, mal nourrie, ravagée par la tuberculose et les épidémies de choléra.

Une pauvreté qui prenait plusieurs noms : misère économique, sociale, culturelle, psychologique, identitaire. Une pauvreté qui atteignait les relations humaines et désintégrait la famille.

C’ETAIT LE TEMPS de la maturation de l’encyclique Rerum Novarum (1891 - Pape Léon XIII), par laquelle

l’Eglise denonçait :

des conditions inhumaines de travail. Les travailleurs recevaient un salaire injuste. Ils n’étaient pas les propriétaires des moyens de production.

l’Eglise annonçait la nécéssité de :

- promouvoir des associations de travailleurs, le juste salaire et la participation des travailleurs à la propriété, à l’administration et à la distribution du revenu.

- stimuler l’Etat à proteger les droits, surtout les droits des travailleurs et de la famille, et à s’engager ce que les pauvres aient des moyens de subsistance.

C’ÉTAIT LE TEMPS de la naissance du catholicisme liberal et social, le début du syndicalisme et du mouvement ouvrier, du socialisme, du marxisme, de l’éclatement de l’anticléricalisme populaire.

Des œuvres, des institutions naissaient pour répondre à la mission de protéger la foi des ouvriers et de refaire la société .

« J’ai vu là - dans la famille ouvrière – des détresses que je connaissais à peine de nom » Etienne Pernet AA

« La douleur des autres me fait mal ... » « Jésus, montrez moi des pauvres, et je courrai vers eux d’un coeur vraiment fraternel » Antoinette Fage

QUE FAIRE DEVANT CETTE MISÈRE ?

Etienne et Antoinette connaissaient les courants de leur époque.

Ils étaient sensibles

• à la place particulière de la famille dans la société et dans le plan de Dieu,

• au ressemblement des personnes, des familles, des fraternités.

Leur originalité a été de donner une réponse évangélique à partir du quotidien de la vie de la famille ouvrière.

VIVRE À LA SUITE DE JESUS …

qui est venu habiter parmi nous, a vécu pauvre, a travaillé de ses mains, a annoncé la Bonne Nouvelle, au travers des réalités les plus simples : le pain, l’eau, la lumière, le soin des malades, la vie et la mort .

(Règle de Vie des Petites Soeurs de l’Assomption No.18)

À l’origine de la Vocation des Petites Soeurs de l’Assomption il y a l’appel

à témoigner l’amour de Dieu parmi les pauvres, les ouvriers et leurs familles par une présence attentive, à travers des gestes simples de service.

à refaire le tissu des relations dans la famille.

à refaire un peuple à Dieu les groupes des fraternités sont un maillon du réseau qui relie les personnes entre elles pour experimenter davantage d’amitié, de confiance, de solidarité, de justice et de paix, pour surmonter les inégalités et les oppressions de toutes sortes.

AUJOURD’HUI nous continuons à annoncer Jésus Christ Serviteur et Sauveur parmi les familles ouvrières, les appauvris, les exclus,

pour qu’ils se sachent enfants de Dieu et qu’ils ravivent leur espérance en tant que membres de la communauté mondiale.

Comme dans le passé, nous sommes mise en demeure d’être solidaires avec des hommes et des femmes dans leur réalité, en 21 pays.

Nous essayons d’interpréter, avec eux et elles, le vécu quotidien à la lumière de l’histoire sociale, politique, économique, culturelle et religieuse de leurs pays. Avec eux et elles, nous essayons d’avancer sur des chemins alternatifs de justice, de paix et d’intégrité de la création.

1975 Devant l’accroissement des injustices faites aux appauvris, en CHAPITRE GENERAL nous avons pris l’option

• de poursuivre notre chemin d’incarnation et de proximité, • d’approfondir notre engagement pour la Justice et la Paix.

C’etait l’époque de l’encyclique “Evangelii Nuntiandi” du Pape Paul VI. L’Eglise annonçait la nécessité de : • garantir la justice sociale grâce à l’option préférentielle pour les pauvres. • Soutenir chaque pays dans son propre développement. • Contrôler les politiques et les pratiques des multinationales.

1981

Dans la nouvelle rédaction de la Règle de Vie nous affirmions :

“Vivant au milieu des pauvres de diverses nations, nous découvrons le poids de la domination des unes et de la dépendance des autres, des inégalités sociales, économiques. Nous mesurons les conséquences de la faim, du chômage, de la violence, de l’émigration... Nous dénonçons ces situations. Ensemble et avec eux nous cherchons à nouer ou recréer des liens entre les personnes, les familles et les groupes ... Avec eux, nous cherchons des chemins de justice et de paix (RV 146 et 147).

C’etait l’époque de l’encyclique “Laborem Exercens” du Pape Jean Paul II

L’Eglise annonçait la nécessité de :

• donner la priorité à la main d’oeuvre sur le capital, • affirmer le droit des travailleurs à promouvoir des associations pour défendre leurs intérêts, • stimuler les propriétaires pour qu’ils exercent leur responsabilité sociale afin de promouvoir l’emploi et le juste salaire, • considérer la valeur du travail des immigrants comme égale à celle des autres travailleurs.

1987

LE CHAPITRE GENERAL • a pris comme orientation « choisir la vie » et comme priorité “la Paix, fruit de la Justice”.

• a décidé de créer le Secrétariat Justice et Paix.

Cette mission a été confiée à Sr. Rose Marie Chaine. Chaque Province/Région a été invitée à créer une Commission Justice et Paix, selon la réalité locale. Le Secrétariat Justice et Paix, par l’intermédiaire de Sr. Rose-Marie Chaine, a eveillé dans la Congrégation une sensibilité au sujet de grandes questions mondiales et de leurs répercussions dans le quotidien des peuples appauvris, comme la grande question de la dette externe.

C’etait l’époque des encycliques Sollicitudo Rei Socialis (1987) et Centesimus Annus (1991) du Pape Jean Paul II

L’Eglise annonçait la nécessité de : • Réaffirmer le droit de tous et de toutes à vivre avec dignité et justice. • Promouvoir la volonté politique de mécanismes justes en vue du bien être commun à toute l’humanité. • Diminuer, voir annuler la dette externe. • Développer des institutions pour le contrôle de la production des armes, la réduction de leur commerce et le règlement des conflits. • Planifier le développment de façon à respecter les ressources de la nature. • Développer des institutions pour orienter l’économie mondiale vers le bien-être commun.

1993

LE CHAPITRE GÉNÉRAL

• a exprimé l’urgence missionnaire d’ “aller plus loin dans l’engagement pour la Justice et la Solidarité”.

• a remis aux provinciales et déléguées régionales la responsabilité d’intégrer la dimension Justice et Paix dans l’animation de la mission dans la province/région.

À la demande du Chapitre Général, le Secrétariat Justice et Paix prend une dimension internationale par la participation de Sr. Susanne Lachapelle (USA), de Sr. Maria del Carmen Cubilla (Argentine),et de Sr. Paula Duchateau (Belgique) avec la coordination de Sr. Rose-Marie Chaine.

Dès 1992 à 1998, le Secrétariat International Justice et Paix a réalisé deux rencontres des déleguées des Commissions Provinciales JP.

1999 LE CHAPITRE GÉNÉRAL

Affirme que l’engagement Justice et Paix est partie prenante de notre mission, car il est la conséquence de notre suite de Jésus Christ.

Précise la mission du Secrétariat International et sa structure.

Confie au Secrétariat International la responsabilité de relier la Congrégation à une ONG reconnue par l’ONU à fin que les exclus soient entendus là où les grandes questions, qui ont un impact sur l’avenir du monde et des peuples appauvris, sont analysées.

En 2000, le Conseil Général nomme Sr. Irene Bailey Coordinatrice du Secrétariat International Justice et Paix. Sr. Marie Gervasi (USA), Sr Hilda Coronado (Colombie) et Sr. Maguy Bossaert (France) intègrent l’equipe. Sr. Micaela de Wilde est la personne de référence du Conseil Général.

Ensuite, Sr M. Victoria Valles (Espagne) prend la relève de Sr. Maguy Bossaert.

Décembre 2001,

suite aux recherches entreprises par le Secrétariat International Justice et Paix, le CONSEIL GENERAL décide de rejoindre l’ONG de l’Ordre de S. Augustin, reconnue au DPI de l’ONU.

Nous participons avec eux à la campagne pour l’éradication de la faim et de la pauvreté dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

2005

LE CHAPITRE GÉNÉRAL

Définit que l’Intégrité de la Création et la Culture de la Paix et de la Non-Violence sont une des orientations de la Congrégation pour les prochaines années.

Décide • d’inclure au nom du Secrétariat International Justice et Paix l’expression “Intégrité de la Création”, JPIC.

• d’ouvrir aux Congrégations de la Famille de l’Assomption la participation au Secrétariat International

Réaffirme • l’importance de poursuivre le chemin avec l’ONG de l’Ordre de S. Augustin à l’ONU.

Intègre de nouveaux accents • l’action avec les immigrés, les déplacés, les sans papiers, les refugiés et les victimes du trafic humain. • l’action solidaire en réseau avec d’autres organisations. • l’échange d’initiatives et d’expériences entre communautés.

Propose à la Congrégation de : • approfondir notre compréhension théologique, biblique et spirituelle de Justice, Paix et Intégrité de la Création. • engendrer une culture de la Paix et de la Non-violence pour contribuer au bien-être de l’humanité et de la création. • développer les dimensions feminines de la tendresse, de l’attention à la vie et de la réconciliation dans les relations entre nous, avec les autres et avec notre “Mère la Terre”.

Juillet 2006

• Le Conseil Géneral organise une Session Internationale, avec la participation des Congrégations de la Famille de l’Assomption, sur le thème : “L’Intégrité de la Création et la Culture de la Non-Violence”

• Les Religieuses de l’Assomption décident en Chapitre Général d’être partie prenante du Secrétariat International JPIC.

Septembre 2006

le Conseil Général nomme Franca Sessa, coordinatrice du Secrétariat. Sr. Marie Gervasi, Sr. Hilda Coronado, Sr. M. Victória Valles font partie de l’équipe. Sr. Irene Bailey est la personne de référence du Conseil Général.

Le Secrétariat International Justice, Paix et Intégrité de la Création a son siège à Via della Pineta Sacchetti, 55 - Rome.

Juin 2007

Le Secrétariat International Justice, Paix et Intégrité de la Création présente au Conseil de Congrégation une proposition pédagogique, à travers un Plan de Formation. À ce plan pourront participer les personnes avec lesquelles nous sommes en syntonie pour tisser des itineraires de Paix.

Le CONSEIL DE CONGREGATION décide que

• La Culture de la Vocation et la Culture de la Paix sont une dynamique de revitalisation pour toutes les Communautés. • Un membre du Secrétariat International Justice, Paix et Intégrité de la Création et un membre de la Commission Internationale Pastorale des Jeunes et des Vocations élaborent, en prenant comme porte d’entrée la Culture de la Vocation, un programme de formation aidant à intégrer les dimensions “culture de la Paix et culture de la Vocation”.

La Mission du Secrétariat International JPIC

Consolider, en coordination avec le Conseil Général, la dimension Justice et Paix, vécu par nos soeurs dans leur réalité d’insertion, en solidarité avec les personnes, les familles, dans leur réalité d’insertion, et avec les organisations qui cherchent à faire naître une société selon le projet de Dieu.

Proposer à la Congrégation des prises de position communes, quand la vie est menacée.

Être en lien permanent avec les commissions provinciales pour accueillir et analyser les questions, faire circuler les informations.

Favoriser la compréhension des problèmes sociaux, des systèmes politiques et économiques, leurs répercussions sur la vie de la planète, des appauvris et de leurs familles.

Stimuler l’intégration dans notre vie des aspects bibliques, théologiques, spirituels et de l’Enseignement Social de l’Eglise, qui sous-tendent la dimension de Justice, Paix et Intégrité de la Création.

Inciter la cohérence dans notre vie : vivre personellement, en communauté et en Congrégation, la justice que nous souhaitons pour tous et toutes.

Chercher en solidarité avec d’autres Congrégations Religieuses, associations et réseaux internationaux des alternatives aux politiques néo-libérales : “un monde différent est possible”.

Organiser entre deux Chapitres Généraux une Session Internationale pour les membres des Commissions JPIC.

Champs d’Action

Dans la réalité d’insertion :

Nous partageons quotidiennement la vie, les espérances et les souffrances des personnes et des familles des quartiers populaires et marginalisés, dans leur réalité difficile de chômeurs, d’immigrants, de déplacés, de sans-papiers et de réfugiés.

Nous participons à leur recherche de meilleures conditions de vie, d’espaces plus humains, de relations de solidarité et de partage de la foi.

Avec des réseaux, ONG, groupes, collectifs

Nous cherchons des alternatives pour agir sur les causes de la faim, de la mobilité des peuples, du trafic humain.

Nous soutenons les politiques de développement durable, la souveraineté alimentaire, le commerce responsable. et les lois justes pour les accords économiques.

L’Organisation

La Communauté Apostolique est le lieu privilégié où nous vivons la dimension Justice, Paix et Intégrité de la Création. Nous reconnaissons que cet axe fort, depuis le chapitre 1987, fait désormais partie de notre manière d’exprimer le charisme aujourd’hui. Autrement dit, il est partie intégrante de notre vocation telle que nous la comprennons aujourd’hui.

Une sœur nommée dans la communauté, en collaboration avec les Commissions Provinciales, est attentive à rappeler que la dimension JPIC est au cœur de l’appel évangélique.

Son rôle est de favoriser . des moments de relecture pour découvrir la dimension JPIC dans la mission quotidenne. • d’être attentives aux communications qui arrivent du Secrétariat International et de la Commission Provinciale et de réveiller l’intérêt des sœurs pour celles-ci. • de motiver la communauté pour la lecture du Bulletin JPIC et du Pain de Chez Nous (pages jaunes) en proposant leurs contenus par des modalités diverses. • de motiver les soeurs à la solidarité et à la participation aux évènements à un niveau plus large, en Congrégation ou avec d’autres personnes ou groupes. • de susciter des moments de prière communautaire autour de la dimension JPIC. • de faire remonter le vécu de la communauté à la Commission provinciale JPIC.

Les Commissions provinciales JPIC, en dialogue avec le Secrétariat International, sont le canal • pour soutenir et articuler la mission des communautés, • pour véhiculer une analyse correcte des évènements du monde, • pour interagir avec d’autres organisations JPIC et des réseaux au niveau régional, national et international.

L’accompagnement des Commissions provinciales JPIC se fait par les membres du Secrétariat International, selon le critère du secteur géographique ou de la langue, par des évaluations semestrielles et des échanges via Internet. Dans plusieurs pays, des laïques et des membres des Congrégations de la Famille Assomption sont partie prenant des commissions JPIC.

Le Secretariat International se rencontre deux fois par an, pendant 10 jours. Informations, échanges et réflexions se réalisent par Internet.

LA COMMUNICATION Quelques canaux de communication qui existent Pain de Chez Nous, une fois par mois,

Bulletin JPIC, une fois par an,

Page Web

DÉFIS ... SIGNES D’ESPÉRANCE

• Approfondir la spiritualité qui soutient la dimension JPIC dans la perspective de la culture de la Vocation et de la culture de la Paix.

• Susciter ou intensifier la participation en réseaux.

APPROFONDIR LA SPIRITUALITÉ

« choisir la vie, cultiver la paix … de la Culture de la Vocation à la Culture de la Paix… »

• Chaque appel est lié directement à l’histoire de l’humanité. Il devient un projet : il contient en lui même des options et des comportements, une manière d’être dans la vie. L’appel est vocation à la Vie.

• L’option en faveur de la Justice, la Paix, et l’Intégrité de la Création, est une réponse à notre vocation telle que nous la comprenons aujourd’hui, à la lumière des derniers chapitres généraux.

• Il y a un lien indissociable pour nous entre la culture de la vocation, qui nous fait sans cesse choisir la vie en tant que don reçu de Dieu au quotidien, et la culture de la paix qui est une des modalités par lesquelles se concrétise notre choix de la vie, pour nous et pour ceux et celles qui nous entourent.

Nous sommes invitées à passer sans cesse de la culture de la vocation, comme source, à la culture de la paix, comme l’un des fruits de cette source, don de Dieu.

UNE FORMATION JPIC À DIFFERENTS NIVEAUX

• Intégrer la dimension JPIC dans la formation initiale et permanente • Actualiser de manière permanente la formation des membres du Secrétariat International et des Commissions JPIC

Quelques aspects à prendre en considération : * lien entre foi et vie : la dimension JPIC est inhérente à l’option de la foi évangélique. * initiation à la culture de la vocation et à la culture de la paix, non-violence active. * connaissance de l’enseignement social de l’Eglise. *initiation au leadership par une méthodologie adéquate à la mission JPIC – ouverture au travail en réseaux.

TISSER DES RÉSEAUX DE PARTENARIAT

Nous sommes une congrégation internationale. Il y a entre nous du potentiel et de l’ enérgie pour tisser le réseau JPIC.

Le rôle du Secrétariat International est de stimuler les Commissions JPIC pour motiver les communautés à tisser des liens entre elles dans la Province, entre Provinces, Inter-Assomption et intercongrégation.

Réseaux de Partenariat où nous sommes présentes :

LE FORUM SOCIAL MONDIAL

• Le Forum Social Mondial est une force de pression indépendante des Organismes Institutionnels. Il est né au Brésil en Janvier 2001. FSM 2007 – Nairobi • Son existence est un message lancé au Forum Mondial de l’Économie, en Davos. C’est un cri au monde entier qu’un nouvel ordre social est urgent et possible. Le monde n’appartient pas seulement à l’imperialisme néo-liberal…

• La voix des sans voix est maintenant entendue à travers le mouvement croissant des rencontres nationales, internationales et intercontinentales. Ces rencontres rassemblent des femmes, des indigènes, des petits producteurs, des paysans, des ouvriers, des immigrés, des groupes religieux et culturels organisés en forum pour écouter leurs expériences, apprendre les uns des autres, crier leur souffrance et analyser les causes, véhiculer des alternatives, alimenter l’espérance.

Ce qui trouve sa voix au FSM c’est la mondialisation de la résistance qui naît à la base. « Un monde différent est possible ! »

Dans les pays où cela existe, la participation de nos communautés aux groupes liés au FSM est à encourager.

AEFJN – AFRICA-EUROPE FAITH AND JUSTICE NETWORK Réseau Foi et Justice Afrique-Europe

AEFJN est un réseau international basé sur la foi, mandaté par 44 Instituts religieux et missionnaires catholiques oeuvrant en Afrique et en Europe. Depuis 1988, il travaille à promouvoir des relations économiques équitables entre l’Afrique et l’Europe.

AEFJN est dirigé par un Comité Executif, basé à Rome, élu par les membres des Instituts du Réseau. Un Secrétariat International, basé à Bruxelles, coordonne les activités du Réseau et fait le plaidoyer auprès des Institutions Européennes en faveur des relations plus équitables entre l’Union Européenne et les pays d’Afrique.

Des groupes de religieux(ses) et des laïcs de differents pays d’Afrique et d’Europe, forment les Antennes d’AEFJN. Ils représentent les préoccupations d’AEFJN au niveau national.

Les Représentants de chaque Institut membre intègrent les objectifs dans la dimension Justice, Paix et Intégrité de la Création de ses Instituts et les représentent à l’Assemblée Générale d’AEFJN.

La Mission d’AEFJN

En tant que chrétiens(nes) et missionnaires, motivé(es) par notre foi et par la doctrine sociale de l’Eglise, nous sommes présent(e)s là où sont prises les décisions politiques concernant les relations économiques entre l’Afrique et l’Europe.

En tant que citoyens (nes), nous plaidons auprès de nos décideurs politiques nationaux et auprès des Institutions européennes pour influencer positivement les décisions de l’Union Européenne qui pourraient nouir aux peuples africains.

En tant que réseau, nous disséminons parmi nos membres des informations sur les problèmes d’injustice structurelle ancrés dans les politiques européennes et qui nuisent à l’Afrique. A travers les réseaux de nos communautés et nos relations personnelles, nous rejoignons d’autres groupes d’Eglise, ainsi que la communauté nationale et internationale de la société civile, pour faire avancer une cause commune : la construction d’un monde basé sur le respect, l’amour et la justice.

Les priorités d’AEFJN sont :

• les Accords de Partenariat Économique (APE)

• le Droit à la Souveraineté Alimentaire

• l’Accès aux médicaments (SIDA et malaria)

• l’Annulation de la Dette Externe

• le Contrôle des Armes

Petites Soeurs de l’Assomption, nous sommes membres fondateurs du Réseau. Franca Sessa est membre du Comité Executif à Rome et 9 PSA participent directement aux antennes en Angleterre, Irlande, France, Espagne, Portugal et Italie. Il est urgent de concerner nos communautés en Europe dans cette cause commmune en lien avec les communautés du Congo et Madagascar.

ONU - ORGANISATION DES NATIONS UNIES

OBJECTIFS DE L’ONU

• Maintenir la Paix et la Sécurité Internationales

• Fomenter les relations d’amitié entre les nations

• Réaliser la coopération internationale pour les problèmes internationaux et pour le développement et le respect aux Droits de l’Homme

• Être l’axe central qui harmonise les efforts des nations

STRUCTURE DE L’ONU :

• L’Assemblée Générale • Le Conseil de Sécurité • Le Conseil Économique et Social (ECOSOC) • Le Conseil d’Administration Fiduciaire • La Cour Internationale de Justice • Le Secrétariat Général

POUR QUOI LES ONG SONT NÉCESSAIRES À L’ONU ? Elles sont une force : • de représentativité des peuples de la société civile • d’appui dans la recherche des Droits de l’Homme • de promotion du développement de tous et toutes • de protection de la Planète

OÙ SONT LES ONG DANS LA STRUCTURE DE L’ONU ?

Elles sont associées

• au Departement d’Information Publique (DPI). Le DPI dépend du Secrétariat Général. Il est un organe d’information sur les sujets traités par l’ONU. Cela favorise les ONG à s’intégrer dans les problèmes et questions concernant leur mission.

• au Conseil Èconomique et Social (ECOSOC) comme Organisme à caractère consultatif.

L’Ecosoc

* examine les questions internationales à caractère économique et social et a un rôle fondamental dans la coopération internationale pour le développement.

* consulte les ONG et maintient, par ce moyen, un lien vital entre l’ONU et la Société Civile.

* maintient des organes subsidiaires comme : les Commissions des Droits de l’Homme, du Développement Social, de la Condition de la Femme, du Développement Durable ...

Dans la formulation des politiques et des action dans chaque champ spécifique, les Commissions Ecosoc dépendent de l’expérience vécue sur le terrain, de la visibilité du témoignage et de l’apport des ONG qui travaillent dans les pays en développement.

OÙ EST-CE QUE LES ONG DES CONGRÉGATIONS RELIGIEUSES JOUENT UN RÔLE À L’ONU ?

Par leur mission dans l’éducation, la santé, l’organisation communautaire, la préservation de l’environnement, la migration, la justice, la paix, les droits de l’homme etc, les ONG des Congrégations Religieuses jouent un rôle important

Au niveau local : • Auprès des personnes atteintes • En réseau avec d’autres ONG et organisations • Auprès du Gouvernement du pays pour le respect des accords et des lois au niveau National, International et des Nations Unies.

Au niveau global : • auprès de différents sièges de l’ONU, spécialement à New York, Genève, Paris, Rome. • auprès des Comités Préparatoires et des Sommets, si elles ont un Statut consultatif à l’Ecosoc.

Au niveau systemique : peuvent influencer les Délegués des Gouvernements à l’ONU à : • promouvoir des politiques équitables • soutenir les projets équitables • susciter et établir l’égalité de relations de gendre • promouvoir le développement dans le respect des peuples • promouvoir la paix et l’harmonie • batir un monde soutenable Petites Sœurs de l’Assomption, depuis 2001 nous avons fait un bon chemin avec l’ONG de l’Ordre de S. Augustin, reconnue au DPI de l’ONU. Nous avons pris connaissance des objectifs et de l’organisation de l’ONU.

En 2008, nous reaffirmons que notre mission est en consonnance avec les objectifs des Nations Unies pour les droits, la paix et le développement équitable des peuples. Nous reconnaissons aussi que les Nations Unies sont un forum important pour la collaboration avec beaucoup d’autres, dans le monde, qui partagent ces objectifs. Nous constatons que c’est au niveau du Conseil Economique Social que les appauvris doivent gagner leur espace de visibilité. C’est à ce Conseil que nous pouvons être solidaires aux actions des autres groupes. Cela est possible par l’intermediaire d’une ONG reconnue par ECOSOC.

Suite aux recherches entreprises, le Secrétariat International Justice et Paix a pris contact avec l’ONG Vivat. Elle a été crée par les deux congrégations du Divin Verbe, masculine et feminine. Vivat intègre autre cinq congrégations religieuses et nous offre de faire un chemin d’intégration progressive.

Les objectifs de VIVAT sont : • être au service des personnes et des peuples appauvris et soutenir leurs efforts pour avoir davantage de dignité, liberté et bien-être ; • promouvoir les droits de l’homme, le développement équitable, la compréhension et l’harmonie entre les peuples, les cultures, les classes sociales, les religions ; • promouvoir l’écologie durable, proteger la biodiversité et la préservation des richesses de la planète pour les futures genérations. VIVAT est reconnue par Ecosoc. Elle se dispose à nous soutenir pour présenter à Ecosoc des dossiers à partir des réalités de notre mission. Le Secrétariat International Justice, Paix et Intégrité de la Création et nos sœurs des communautés de la Province des Etats-Unis préparent un dossier sur la réalité des immigrés dans ce pays.

Sur les pas d’Etienne Pernet et d’Antoinette Fage nous désirons être sensibles, aujourd’hui

• à la place particulière de la famille dans la société et dans le plan de Dieu, • au ressemblement des personnes, des familles, des fraternités, • à donner une réponse évangélique à partir du quotidien de la vie, attentives aux courants de notre époque.

“Vous irez partout, parce que partout il y a , des pauvres… La Petite Sœur est missionnaire… et l’est d’autant plus qu’elle doit vivre au milieu des pauvres “. (E. Pernet, Com. Constitutions 24.4.1890 et 7.6.1894).

« Ensemble nous sommes envoyées à ceux qui, dans le monde, n’ont ni voix ni influence, pour que nos actes « parlent Jésus Christ », Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres » (RV.9)

Rome, Mai 2008

Secrétariat International Justice, Paix et Intégrité de la Création Petites Sœurs de l’Assomption Via della Pineta Sacchetti, 55 – I 00167 Roma sijpic.psaroma@virgilio.it - www.assomption-psa.org

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