Themes - 29 septembre 2010

fr - Belgique, Les mineurs migrants et réfugiés

Problématique [1]

La migration des mineurs n’est ni un phénomène récent, ni un phénomène isolé. En effet les migrations de familles entières ont tout au long de l’histoire occasionnée la migration simultanée de nombreux enfants. Certains jeunes et enfants accompagnent leurs parents dans ce périple : enfants de réfugiés, enfants de travailleurs migrants, enfants de familles sans papiers, enfants qui migrent dans le cadre d’un regroupement familial.

D’autres migrent seuls. Une minorité de ces mineurs demandent l’asile dès leur arrivée. La plupart migrent de gré ou de force de façon clandestine ou illégale ; d’autres sont victimes de ‘recrutement’, d’enlèvement, de fraude d’organisations criminelles. A certains un travail leur est promis ; d’autres sont exploités (prostitution, services forcés, servitude, prélèvement d’organes,...) On estime qu’aujourd’hui un tiers des migrants sont des enfants ou des jeunes de moins de 18 ans. Ils migrent pour des raisons économiques, pour trouver une meilleure vie, pour fuir des zones de désastres. La séparation de leurs parents est parfois la suite d’une situation de désastre (guerre, catastrophes), ou parce que les parents les ‘envoient’. Un nombre de migrants mineurs sont des victimes des trafics d’êtres humains. Certains sont munis de passeports ; d’autres voyagent sans papiers ou avec de faux documents.

Les principales causes de la migration internationale des mineurs

  • Les raisons politico sociales : Il s’agit généralement pour le mineur de fuir les situations de violence, telle que les guerres civiles, les conflits ethniques ou religieux, les troubles internes ou leurs conséquences (problèmes économiques, famine, épidémies, .. ) Un nombre de familles n’est plus à même d’entretenir correctement leurs enfants.
  • Les raisons liées à l’information : l’occident apparaît dans les médias comme la terre promise. Aussi les immigrés qui retournent confirment parfois cette idée biaisée.
  • Le démantèlement du tissu familial  : un nombre d’orphelins dû à la guerre, tout comme les modifications dans les structures familiales.
  • L’attrait d’une meilleure vie : certains jeunes émigrent dans l’espoir d’améliorer leur statut par des études, du travail. Ils leur manquent de perspective d’avenir dans leur propre pays. Ou ils sont poussés d’immigrer pour – une fois en occident – aider financièrement toute la famille qui est restée sur place.

Conséquences

Les jeunes migrants et réfugiés se trouvent déracinés culturellement. Souvent, ils passent brutalement d’une structure familiale et communautaire à un monde inconnu dans lequel ils expérimentent un véritable choc. Le déracinement physique et le changement de lieu, de vie, de climat, d’environnement, de relations, va de pair avec un déracinement psychosocial. Beaucoup de migrants perdent les cadres de confiance tels que la famille, les amis et ses réseaux, la religion, les propres références symboliques et parfois religieux, ou les éléments qui aident à ce que quelqu’un puisse se sentir ‘chez soi’, rassuré, sécurisé, confiant.